Nous avons vu dans un précédent article que l’abus de confiance, incriminé par l’article 314-1 du code pénal, est défini comme le détournement au préjudice d’autrui d’une chose qui a été préalablement confiée au délinquant par la victime, à une fin précise – à savoir restitution, représentation ou usage déterminé. L’infraction, que certains auteurs présentent comme assez fréquente (W. Jeandidier, Droit pénal des affaires, Dalloz, p. 16 et s), est punie d’une peine principale de trois ans d’emprisonnement et de 375.000 euros d’amende. A cette peine peut s’ajouter un ensemble de peines complémentaires, notamment l’interdiction de droits civiques, civils et de famille.

L’abus de biens sociaux est une infraction qui présente quelques similarités.

Prévue et réprimée par les articles L. 241-3, 4° (pour les SARL) et L. 242-6, 3° (pour les SA), du code de commerce, elle est définie comme le fait, par les organes dirigeants, de faire, de mauvaise foi, des biens ou crédits de la société, un usage qu’ils savent contraire à l’intérêt de celle-ci, à des fins personnelles ou pour favoriser une autre société ou entreprise dans laquelle ils sont intéressés directement ou indirectement. L’infraction est punie de cinq ans d’emprisonnement et 375.000 euros d’amende.

Dans les deux cas, l’abus de confiance ou l’abus de biens sociaux est caractérisé par un détournement d’une chose. Dans le cas de l’abus de biens sociaux, c’est la chose de la société.

Sur les personnes punissables, il est intéressant de noter que c’est bien l’organe dirigeant qui est passible de sanctions (gérant pour la SARL ; président, administrateur et directeur général pour la SA). La réalité compte plus que le statut : un gérant de fait a ainsi pu être sanctionné (Crim, 28 juin 1993:Bull. Joly 1993. 1111, note Cuisance). Une limitation existe cependant, dans le sens où l’incrimination ne peut être étendue à des sociétés que la loi n’a pas prévues, comme une société de droit étranger, et pour lesquelles seules la qualification d’abus de confiance est susceptible d’être retenue (Crim, 3 juin 2004: Bull crim n°152; D. 2004. 3213, note Caramalli ; Rev. sociétés 2004. 912, note Bouloc).

Sur les éléments constitutifs du délit, sans entrer dans des développements qui pourraient être extrêmement longs, le texte comme la jurisprudence ont affirmé de longue date que l’intention frauduleuse de l’auteur de l’infraction doit être caractérisée. L’abus de biens sociaux est intentionnel. Les actes positifs seront donc sanctionnés, tout comme les omissions : la chambre criminelle de la Cour de cassation a en effet estimé que la négligence ou le défaut de surveillance peuvent être retenus à charge, dès lors que les gérants ont eu connaissance des actes délictueux qu’ils pouvaient empêcher (Crim, 19 déc. 1973: D. 1974. IR 24 ; Gaz. Pal. 1974. 1. Somm. 110 ; Rev. sociétés 1974. 363, note Bouloc).

Il convient également de noter la nécessité d’un usage contraire à l’intérêt social. Il peut s’agir d’un usage illicite (Crim, 22 avr. 1992 : Bull crim n°169 ; Rev. sociétés 1993. 124, note Bouloc), mais aussi un simple risque injustifié de perte d’un actif (Crim, 8 déc. 1971 : Bull. crim n°346 ; Rev. sociétés 1972. 514, note Bouloc).

L’usage doit enfin avoir une fin personnelle (acquisition d’un bien, par exemple : Paris, 12 juin 1998 : Dr. sociétés 1999, n°26, obs. Vidal), même sans enrichissement.

Les virements bancaires de 1.042.067 euros de CONNECTIC vers la société française EMERGENT ont une contrepartie de 1.321.125 USD ET 297.032 euros reconnus par RANARISON Tsilavo lui-même

2017
31/07/2017

Le résumé de cette affaire d’abus de biens sociaux par RANARISON Tsilavo, le plaignant, d’après sa plainte déposée au TGI d’Evry (France)

L’exposé des faits dans la plainte de RANARISON Tsilavo pour diffamation en France du 4 juillet 2017 : Les points importants sont : Monsieur Solo, en sa qualité de gérant de la société CONNECTIC, payait les factures d’EMERGENT NETWORK SYSTEMS, pour un montant total de 3.663.933.565, 79 ariary, soit environ 1.047.060 euros. Selon jugement rendu le […]

2015
08/12/2015

RANARISON Tsilavo, le plaignant, a signé la totalité des virements bancaires considérés par RANARISON Tsilavo, le plaignant, comme sans contrepartie d’un montant de 1.047.062 euros alors que RANARISON Tsilavo reconnait lui-même dans un email que la société CONNECTIC a reçu pour 1.321.125 USD ET 297.032 euros de matériels

La totalité des 76 avis de virement totalisant 1.047.060 euros, objet de la plainte pour abus de biens sociaux, OUI TOUS les avis de virements, ont été TOUS signés par le plaignant, RANARISON Tsilavo, lui-même.  RANARISON Tsilavo a signé les avis de virement puis a fait accompagné les avis de virement des factures de vente […]

25/04/2015

RANARISON Tsilavo, le plaignant, reconnait le 25 avril 2012, par email, que Solo a envoyé 1.321.125 USD ET 297.032 euros en contrepartie des virements de 1.042.067 euros

RANARISON Tsilavo, le plaignant, reconnait le 25 avril 2012, par email, que Solo a envoyé 1.321.125 USD ET 297.032 euros en contrepartie des virements de 1.042.067 euros

  RANARISON Tsilavo CEO NEXTHOPE, le plaignant, lui-même reconnait que Solo a envoyé des matériels à Madagascar dans son email du 25 avril 2012. RANARISON Tsilavo reconnaît le 25 avril 2012 que la société EMERGENT a envoyé des marchandises à Madagascar publié par infos3   Articles similaires

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22/04/2012

RANARISON Tsilavo, le plaignant, a lui-même établi TOUS les bons de commandes des produits CISCO revendus par la société EMERGENT à la société CONNECTIC

Un bon de commande à l’entête de la société CONNECTIC mais avec une instruction disant que l’adresse de facturation doit être EMERGENT NETWORK et l’adresse de livraison des produits destinés à la société CONNECTIC  vaut mieux qu’une explication sur le mode de passation de commande de RANARISON Tsilavo  à la société WESTCON Africa pour l’achat […]

03/03/2012

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